Voila, vous savez. Mais comme nous ne sommes pas tous des puits de
science, vous allez me demander de faire plus simple, alors voila c'est
parti.
On peut considérer que la lumière telle que nous la concevons,
c'est ce qui nous éclaire et nous rend visibles. Oui mais on ne sait
toujours pas ce que c'est, de quoi c'est constitué.
"On peut dire" que la lumière est la partie des ondes
électromagnétiques pouvant être vues par un oeil humain. En effet il y a
des "lumières" invisibles pour nos yeux, que d'autres êtres sont
capables de voir, notamment certains insectes. La lumière que nous
voyons donc est la partie visible d'ondes (depuis les ondes radio basses
fréquences, jusqu'aux rayons gamma.
Plus exactement c'est la toute petite partie visible comprise entre
les rayonnements infra-rouges et ultra-violets que notre œil
est capable de voir. Quand vous avez "attrapé" un coup de soleil, parce
que vous vous êtes bêtement exposé à ses rayons que ne voyez pas
(entre autres, ultra violets) mais qui sont dangereux. Quand vous
ressentez la chaleur provoquée par d'autres rayons (les infrarouges) que
vous ne voyez pas non plus, vous vous êtes exposé à un rayonnement
électromagnétique de différentes longueurs d'ondes.
Ce qui différencie la lumière de ces autres rayons solaires
électromagnétiques c'est leur longueur d'onde, cette petite partie
du spectre (vous allez en entendre beaucoup parler en aquariophilie) nos
yeux sont capables de la voir. oir. oir.
Plus exactement tout ce qui est frappé par ses rayons nous apparaît
lumineux donc visible... C'est cette "illumination" que l'on nomme
lumière.
Le
spectre ( la très petite partie) visible de la lumière se situe
ci-dessous entre les infra-rouges et les ultra-violets


Lumière invisible
LUMIÈRE VISIBLE
Lumière invisible
|
 |
Nous avons
tous vu un arc-en-ciel, ce phénomène lumineux nous est familier. C'est
en fait la décomposition de la lumière nous parvenant du soleil, à
travers des gouttes de pluie ou de rosée ou de brouillard faisant office
de prisme et décomposant la lumière dite blanche en un spectre visible
tel celui ci-dessus.
Théoriquement un bon
éclairage d'aquarium devrait pouvoir reproduire d'une façon
uniforme cette lumière, c'est-à-dire ce spectre. C'est
techniquement fort difficile... Dans un aquarium, certes, il
y a des poissons mais il y a aussi des plantes. Celles-ci
utilisent la lumière dans la photosynthèse pour leur
croissance. Cette photosynthèse est possible grâce à la
chlorophylle. Le rendement de la photosynthèse dépend en
grande partie de la puissance lumineuse. En gros, plus
l'éclairage est puissant, plus vite grandira la
plante... C'est ce que l'on pense généralement. Je vous
propose donc une petite expérience maintes fois vécue par
ceux qui "jardinent" quelque peu, concernant l'éclairage: |
Vous savez... et bien non, vous ne savez pas, mais je vais
vous le dire: Dans mon jardin il y a quelques plantes d'agrément.

Voici les fleurs de l'une
d'entre elles, et voici la plante
qui les produit.
Il y en a plusieurs de la même espèce. Pour
être le plus clair possible, de la même variété, elles sont
totalement identiques (en apparence physique bien entendu) elles sont
éclairées toutes de la même façon par des tubes fluorescents... Hum, Eh
bien non bien sûr, elles sont éclairées par la lumière du soleil, enfin
du jour.
Ces deux plantes, -de même provenance- ont été plantées à la même
période en fait le même jour, à la même heure, à deux mètres de
distance, dans la même terre. Bien que traitées exactement de la même façon,
il y en a une qui a atteint des proportions importantes (plus de deux
mètres) et qui produit de magnifiques fleurs, plus grandes que l'espèce
«normale» et une autre qui ne veut pas se développer. Elle est restée
naine et mesure une vingtaine de centimètres. Pourtant je vous prie de
bien vouloir croire
qu' elles sont parfaitement éclairées avec
le même tube dont le spectre est parfait: le soleil !
Et
voici l'autre (bel exemple de rachitisme)!!!
Alors? Eh bien alors, je suis bien obligé de constater qu'il n'y a pas
que la lumière qui compte pour les plantes. Cessez de vous polariser sur
les longueurs d'onde, sur la largeur ou la qualité ou l'adéquation du spectre, sur la hauteur d'eau,
voire sur le starter, ou même sur le
ballast,
on peut même disserter sur la qualité du verre composant le tube,et pourquoi pas sur le courant...Vous marchez à côté du chemin
et en plus dans la mauvaise direction.
Je vous
certifie que l'on peut parfaitement faire pousser très correctement des
plantes dans un aquarium avec à peu près n'importe quels tubes
fluorescents comme éclairage et je pense, à peu près presque n'importe
quel "mélange" de tubes.
Bien sûr ça semble un peu primaire comme raisonnement, alors si
vous n'y croyez pas, vous pouvez continuer à perdre votre temps et votre
argent.
Surtout continuez à faire le plus possible d'essais avec votre bac, changez
de tube au bout de quelques semaines, n'attendez pas avant que cela
fasse un effet quelconque. Changez encore de tube puisque que le
changement précédent n'a rien amélioré: Plutôt que réfléchir, Il faut bien évidemment
encore changer. Essayez une autre marque, puis un autre spectre, puis un
tube avec un peu plus de rouge, puis un avec un peu plus de bleu...ou
alors même un plus jaune, pourquoi pas un ultra violet pendant que vous
y êtes...
Cela ne changera rien de toute façon, puisque vos changements ne
sont dictés par aucun critère objectif, mais plutôt nettement orientés
pifomètre et conseils multiples...
Tiens, vous changez encore? Pourquoi n'avez vous pas directement
utilisé le bon tube? vous allez continuer à changer jusqu'à la
découverte d'un hypothétique tube miracle? J'exagère? pas si sûr!!!
Stooop. La patience est une vertu à notre époque
extrêmement rare. Manque de chance, c'est la première vertu
indispensable en aquariophilie. La nature nous le rappelle sans cesse et
nos déboires le confirment également.
La puissance d' éclairage démentielle où les spectres favorisant
telle ou telle couleur, les combinaisons à trous, les interruptions et
éclairages discontinus: Stop, vous avez pris la mauvaise file. La bonne
file, c'est d'utiliser un ou des, (suivant la taille du bac
)tube(s) fluorescent(s), genre horticole (Grolux) couplé avec un (des)
autre(s) tube(s), genre lumière du jour, ou Biolux si ça vous convient!
Ensuite, ne plus changer d' éclairage, mais si les difficultés
apparaissent, (algues notamment) prendre des dispositions appropriées
(vérifier les nitrates, phosphates, Co2, fer, oligo-éléments,
filtration, température, sol, etc...) apporter les corrections qui
s'imposent immédiatement sans modifier le moins du monde, la nature de
l'éclairage. Les changements d'eau ne s'espaceraient ils pas? Ou même ne
sont-ils pas trop espacés depuis le début et ça commence seulement
maintenant à se faire sentir....
Malheureusement, je ne puis vous proposer une solution
facile,
je vous préconise une vraie solution,
je dois reconnaître que ce n'est pas la plus simple mais c'est de loin
la plus réaliste. Maintenant, libre à vous d'aller "écumer" les
forums comme tant d'autres le font régulièrement (ceux là même auxquels
on propose à chaque fois, de modifier leur éclairage): "Mes plantes ne
poussent pas qu'est-ce qui se passe? ou bien plus courant, j'ai des
algues partout que faut-il faire". On vous proposera 8 fois sur
dix de changer votre éclairage souvent même sans s'occuper des autres
paramètres de votre bac. Je vous propose exactement le contraire et vous
garantis que dans la majorité des cas le résultat sera au bout de vos
efforts, à condition toutefois que vous attendiez quelques semaines,
voire un mois ou deux parfois, avant de constater un changement
radical à long terme.
|
|
|
Savez vous ce qu'est un
abat-jour? |
Les réflecteurs des différentes sources
d'éclairage sont conçus dans le but d'améliorer au maximum le rendement
d’une source lumineuse vers un objectif. Il existe des dispositifs
appelés diffuseurs qui font exactement l’inverse.
Dans certains cas (celui de
l'aquariophile en est un) les réflecteurs peuvent aller jusqu'à
améliorer la performance lumineuse (quand il s'agit d'un tube
fluorescent et non pas d’un néon), de plus de 50 % facilement. Ce qui
veut dire en clair que si on considère qu’une moyenne d'éclairage d’un
watt pour deux
litres d'eau est nécessaire, en utilisant un réflecteur, un Watt
sera suffisant pour quatre litres d'eau. En utilisant un
réflecteur adéquat, on diminue facilement la consommation électrique de
moitié. Ce qui signifie que les puissances annoncées peuvent être
divisées par deux.
La façon dont on utilise les watts en aquariophile pour appréhender
le problème de l'éclairage, n'a rien de cohérent. Le Watt est
l'expression de la
puissance installée et consommée et il ne renseigne nullement sur la
quantité d'énergie lumineuse distribuée par le tube et encore moins
reçue par les plantes. Il ne produit pas la même quantité
d'éclairage selon que les sources (pour la même puissance en watts) sont à
faible ou à fort rendement.
Avec un réflecteur pour le même éclairage vous consommerez deux fois
moins de courant et vos plantes recevront autant de lumière c'est-à-dire
qu' un demi
Watt sera suffisant pour deux litres d'eau.
Si en plus du réflecteur, vous utilisez un tube à haut rendement, vous
pourrez presque probablement descendre à un tiers de watt pour
deux litres d'eau.
On utilise des réflecteurs dans beaucoup de domaines (si nos phares de
voitures n'avaient pas de réflecteur la conduite de nuit serait
totalement impossible). Une cinquantaine de Watts sont suffisants pour
produire une bonne visibilité jusqu'à plus de cent mètres en
pleine nuit. Avez vous songé que sans réflecteur, les salles de cinéma
n'existeraient même probablement pas!
En aquariophile, nous ne sommes pas dans
une pièce où la lumière se réfléchit sur le plafond (généralement blanc)
et sur les murs. Dans la galerie de leur aquarium nos braves tubes
fluorescents de cinquante watts n'éclairent pas beaucoup. Il y a trop de
pertes parce que les tubes fluorescents n'ont pas une
lumière concentrée, mais dispersée. Ils éclairent tous azimuts, sur
toute leur périphérie en pure perte, ça ne sert à rien d’ éclairer le
bord et l'intérieur du couvercle s’il ne réfléchit pas les rayons
lumineux, c'est de l'énergie absorbée par la galerie, donc
gaspillée en chaleur.
Si on "récupère" cette
énergie avec un réflecteur, un tube de 25 watts par exemple produira
presque autant de
lumière utile aux plantes
qu’un tube de 50W en étant démuni.
|
Ne pas augmenter la puissance installée en utilisant un
réflecteur (bien moins cher qu'un tube fluorescent), sera quand
même moins sot, et un peu plus écologique que d’installer un
nouveau tube fluorescent. En prime, on fera des économies, particulièrement
quand on possède beaucoup de bacs ou des grands. Enfin, c'est
comme ça que je vois les choses, et j'espère bien ne pas être le
seul.
|